Coordinateur éditorial : Jean Baptiste Cessac - Webmaster : consult.in

Dates clés

Voici l'histoire de l'abbaye de Saint-Amand-de-Coly, en quelques dates.

VIème siècle

À l’époque du roi mérovingien Clotaire, Amand, jeune noble d’origine limousine, formé au monastère de Genouillac (Terrasson) se retire dans une grotte pour y mener une vie religieuse en évangélisant la région, un lieu qui deviendra Saint-Amand-de-Coly. Amand dut mourir à la fin du 6e siècle, un 25 juin.

1047

Premier document attestant l’existence d’un monastère à Saint-Amand-de-Coly. Un moine de l’abbaye catalane de Ripoll apporte le rouleau funéraire d’Oliba, abbé de Ripoll et Cuxa, parchemin où figure son passage à « San Amando ».

XIIème siècle

Construction de l’église abbatiale de Saint-Amand. Le premier bâtisseur en est l’abbé Guillaume dont la tombe subsiste dans la chapelle nord. Une inscription dans le mur de celle-ci rappelle sa vie pieuse et exemplaire. L’édifice est achevé au début du 13e siècle.
Le monastère est placé sous l’obédience augustinienne

XIIIème et début XIVème siècle

L’Abbaye connaît une longue période de prospérité et eut sous sa dépendance jusqu’à dix neuf prieurés. En 1280, on y compte vingt-cinq chanoines et novices. En 1304, visite du futur pape Clément V.

Le monastère renforce ses défenses à l’occasion de cette longue guerre féodale qui n’épargne pas ses bâtiments ; ceux-ci sont à moitié ruinés. En 1381, construction d’un hôpital pour les pauvres.
En 1449, il ne reste plus qu’un moine, le cloître est détruit.

Guerre de 100 ans​

(1337 - 1453)

XVI-XVIIème siècle

L’Abbaye au temps de La Commende et des Guerres de Religion.La vie monastique reprendra, mais au début du 16e siècle avec la nomination par le roi de France d’abbés commendataires, non plus élus par leurs pairs, considérant « leur abbaye » comme un bien familial et transmissible, débute le déclin. Ainsi, la famille de Ferrières-Sauvebœuf fut à la tête de l’Abbaye durant 182 années.
En 1575, un chef huguenot investit et pille l’abbatiale dont le tombeau de saint Amand ; il fut délogé à coups de canon par des seigneurs de Brive et Périgueux. Il en reste des traces dans le transept nord. Ce fut une époque de décadence religieuse, mais pendant cette période les dégâts majeurs furent réparés

La fin du monastère.

Le déclin est amorcé depuis longtemps, en 1746, il ne restait plus que trois chanoines, dont l’abbé, les revenus sont alors réunis avec ceux de l’évêché de Sarlat.
Après la Révolution de 1789, les biens de l’abbaye furent mis en vente et ses archives conservées jusque-là au château de Coly, résidence de l’abbé, furent détruites.
Le village est nommé alors Amand le Vallon.

1746

L’Histoire récente
Au 19e siècle, l’église abbatiale devenue église paroissiale demeure seule au milieu de son enclos envahi par les ruines.
À partir de 1866, l’abbé Carrier conduira le déblaiement du pourtour de l’église qui sera classée monument historique en 1886.
Une école communale est construite à l’extrême fin du 19e siècle.
Tout au long du 20 ème siècle, des travaux importants ont été entrepris pour réparer notamment les charpentes et les toitures, les maçonneries dont le mur d’enceinte maintenant bien mis en valeur.
En 1980, un sondage archéologique a été effectué pour retrouver le mur du cloître puis en 1992 lors de la réhabilitation de la Porte de Salignac. L’Association va proposer un projet de fouille à l’intérieur de l’enceinte monastique afin de mettre au jour les bâtiments conventuels et leurs annexes.

L'histoire récente

André Carrère