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ÉTUDE DU BÂTI

L'enclos monastique

Les règles monastiques imposent d’isoler la communauté de prière du monde extérieur. Cela lui permet de prier et de vaquer à ses occupations quotidiennes hors des regards laïcs. Ce monde clos optimise le partage des tâches spirituelles et terrestres.

 

Les divers bâtiments dévolus à ces différentes activités doivent donc se trouver réunis dans un même lieu dont le périmètre sacré est matérialisé par une clôture. Celle-ci peut prendre l’aspect d’une palissade, d’un simple mur ou bien comme ici, d’une puissante muraille qu’il est tentant de qualifier «d’enceinte» plutôt que de rempart.

L’enclos monastique a pu prendre au cours des temps différents aspects afin de répondre à sa vocation première, mais également à l’occasion, servir de bouclier envers des agressions extérieures.

Il est possible de définir plusieurs espaces enclos différents. L’un strictement réservé aux chanoines et convers, associant l’église et un gros quart sud-est; le reste accessible aux visiteurs, paroissiens et aux laïcs au service du monastère.

La porte réservée à l’entrée des chariots est celle située au sud, dite « porte de Salignac ».

L'abbatiale

Pour soutenir cette masse de maçonnerie il a fallu soigner particulièrement les fondations. Il est quasi certain que celles-ci reposent sur le rocher même, aplani et débarrassé de sa surface friable.

Ainsi, en effet, du coté sud du chevet le mur repose directement sur la roche qui est ainsi conservée bien au-dessus du niveau de circulation de l’intérieur du sanctuaire. Mais il fallait aussi établir de place en place, des contreforts plats raidissant les murs, dans la nef leur implantation n’est pas symétrique; on les retrouve épaulant les angles saillants ou renforçant les angles rentrants du transept et du chevet.

 

La construction fait appel au calcaire du pays à la chaude couleur dorée. Les pierres sont en général d’un module assez gros à moyen, allongé et bien dressé, en assises irrégulières.

L’épaisseur du mortier très coloré, d’où l’appellation de «terre» est minime: de 2 à 3 mm, parfois 1 cm, mais c’est alors exceptionnel. Plusieurs teintes, du jaune au rougeâtre attestent de différentes phases de réalisation, voire des réfections anciennes.

L’édification d’un ouvrage aussi haut nécessitait la mise en place d’échafaudages et de moyens de levage adaptés. Si ces derniers n’ont pas laissé de traces visibles, il n’en est pas de même des premiers dont les nombreux trous sont dispersés sur toutes les faces et restent béants lorsqu’ils n’ont pas été rebouchés par de petits blocs ou masqués lors des restaurations.

Pour parfaire cet ensemble, le monument est couvert par un toit de lauzes. Ce matériau local est tiré de bancs calcaires de surface.

De près d’un mètre d’épaisseur à la base, la toiture s’amincie vers le sommet pour ne mesurer qu’une vingtaine de centimètres. Ce revêtement de toit est imposant et magnifique, il donne son caractère à l’édifice. Cette couverture pèse par endroits plus d’une tonne au mètre carré ce qui provoque une poussée considérable sur les murs et nécessite une charpente en parfait état. Le chêne est l’essence principale de l’assemblage, suivi par le chataîgnier.

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