sol des fouilles au pied de la muraille

FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES

PRÉSENTATION

Notre association mène, depuis 2015, un projet de fouilles archéologiques dans l'enceinte de l'abbaye.

Les fouilles de l’enclos permettent de comprendre la répartition et la distribution des différents bâtiments conventuels et d’approcher la vie quotidienne et monastique de la période médiévale.

Une première campagne a été menée de 2015 à 2017, au niveau de la tour effondrée du rempart Sud-Est. Elle s’est effectuée sous la direction et supervision de Pierre-Marie Blanc, président de l'association et archéologue de profession, et avec l’aide de :

  • groupes de bénévoles venus participer à des chantiers de jeunes sur la commune, organisés par l’association SEM&VOL

  • groupes Scouts et Guides de France.

  • membres de notre association

L'association espère pouvoir mener de nouvelles campagnes de fouilles dans le future.

Les enseignements et les conclusions de ces travaux viendront enrichir la base de données du projet Archeovision dans sa deuxième version prévue en 2024 (approche du site dans son ensemble).

LES PROJETS ARCHÉOLOGIQUES DE L'ÉTÉ 2022

Le programme de travail du chantier archéologique de l’été 2022 à Saint-Amand-de-Coly se déroulera sur deux parties de l’enclos monastique.

Partie 1 :

En premier lieu, la mise en valeur des vestiges de la partie nord du mur d’enceinte de cet enclos. Un désherbage soigneux sera réalisé sur toute la longueur visible, soit une cinquantaine de mètres, à partir du chemin communal longeant les restes de murs, mais aussi en surface de son emprise ainsi qu’à l’intérieur.

En complément de cette redécouverte, nous voudrions rendre à l’espace intérieur nord de l’enclos un peu de son aspect ancien en effectuant, à la main, le dégagement des déblais accumulés à partir des années 1870, par l’abbé Carrier. En effet, un vaste et abrupt monticule provient des terres amoncelées contre les murs de l’église abbatiale au nord et à l’est, sur une hauteur, disait l’abbé Carrier dans ses courriers, « de 2 à 10,5 m » !

Ce dégagement devrait améliorer la vue latérale de l’édifice, à l’image de ce qui a été réalisé voici quelques années au-dessus de l’ancien cimetière paroissial, entre le transept nord et la nef. Le décapage sera réalisé depuis le point supérieur en examinant soigneusement les artefacts qui pourraient encore se trouver dans ces déblais accumulés rapidement à la fin du XIXe siècle.

Ainsi nous pourrions collecter des tessons de poterie, du verre, des restes de faune (animaux consommés), des fragments de blocs sculptés, voire peut-être des monnaies ou encore des sceaux comme celui retrouvé dans les années 1930, au sud. Ces objets auront malheureusement perdu leur localisation originelle du fait de la méthode de travail de nos prédécesseurs, et du coup, ils auront perdu beaucoup de leur valeur scientifique, mais il est néanmoins important de les conserver afin d’élargir la palette des objets ayant été en usage au cours des siècles dans le monastère.

Partie 2 :

Un autre chantier, consistera dans le nettoyage des herbes ayant colonisé les murets de pierre élevés à la fin du XIXe siècle par le toujours très actif abbé Carrier, qui souhaitait ainsi protéger ainsi son œuvre de déblaiement. Ces murs sont bâtis de manière assez rapide avec les pierres issues des déblais et peu de mortier de chaux, pour améliorer leur stabilité, ils ont été édifiés avec un léger « fruit », c’est-à-dire qu’ils ne sont pas verticaux afin de renforcer leur résistance aux poussées des terres restantes.

Lorsque leur hauteur dépasse 2,5 mètres, une terrasse est ménagée et le mur est construit en retrait d’un mètre. Ce dispositif défini ainsi des sortes de plateformes, où poussent aujourd’hui de délicieuses fraises des bois, mais que l’abbé Carrier avait imaginé formant un cheminement permettant d’admirer le monument !

Cette volonté a été contrariée par la réalisation, dans les années 1920, d’une série de 4 arcs boutant destinés à renforcer ces murailles en s’appuyant sur le monument lui-même. Dans ce projet de l’architecte Henry Rapine, le chemin dégagé par l’abbé Carrier devenait une vaste canalisation permettant aux eaux de pluie d’évacuer le pied des murs.

Afin de manifester notre reconnaissance aux efforts continus de l’abbé Carrier pendant les quelques 33 années de sa présence, pour la sauvegarde de l’abbatiale, l’association des Amis de Saint-Amand-de-Coly a décidé en 1999, au centenaire de sa disparition, d’apposer une plaque commémorative sur le mur qu’il avait contribué à faire édifier et célébrant le « chemin » qu’il avait tracé au profit du patrimoine collectif.

 

Ces espaces ne sont plus entretenus depuis le début du chantier de restauration en 2015, car ils étaient rendus inaccessibles pour des raisons de sécurité. Rendons-leur leur sobriété minérale !